CONTACTS
YVES ANDRIEUX & VINCENT JALBERT
55 RUE CHARLOT 75003 PARIS
FRANCE
T. +33(0)1 42 71 19 54
MAP>>>
infos@yvesandrieux.fr
infos@vincentjalbert.fr




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YVES ANDRIEUX & VINCENT JALBERT
55 RUE CHARLOT 75003 PARIS
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Depuis 2003, Yves Andrieux et Vincent Jalbert officient dans leur galerie-atelier du 55 rue Charlot, dans le Marais à Paris. C’est un lieu à l’étonnant décor. On est au cœur du processus créatif. S’y côtoient les produits finis et la matière brute dans l’attente d’une miraculeuse métamorphose. L’un est designer graphiste, diplômé de l’école Penninghen, l’autre s’est formé aux métiers de la mode à Esmod. À leurs débuts, Yves a signé les vitrines de Michel Perry et de Cacharel, Vincent a lui dessiné des collections pour Versace et Balmain. Leur association date de 2001. Ces habitués des Puces récupèrent des tentes et paquetages militaires, des toiles de parachutes, mais aussi des tissus très graphiques des années 50/60 ou d’anciennes broderies, et les transforment de façon iconoclaste et sophistiquée en vêtements, sacs, coussins, rideaux et plaids. Ce fantastique travail de re-design se veut à rebours des tendances de l’offre uniformisée. Leur savoir-faire est mis au service d’une fabrication de qualité en association avec un réseau de petits artisans parisiens.
LEURS CRÉATIONS SONT DIFFUSÉES EN FRANCE, CHEZ GAGO À AIX-EN-PROVENCE, ET CHEZ CARAVANE À PARIS.
AU JAPON, CHEZ Journal STANDARd LUXE, SHIPS, BIANCA BRILLIANTE, UNITED ARROWS, ISETAN...
AUX ETATS-UNIS, CHEZ TAKASHIMAYA, WEATHERVANE, GILDA’S.
AU ROYAUME-UNI, CHEZ DOVER STREET MARKET. EN ITALIE, CHEZ CORSO COMO, BIFFI…
PAROLES / WORDS







1. Dans le bureau de style parisien où il rencontre Vincent Jalbert en 1997, Yves Andrieux déprime derrière son ordinateur... « Très vite, j’ai eu une overdose de technologies. Car je ne suis pas fait pour ça. J’ai fait une école d’art pour produire par moi-même en travaillant les matières. »
2. Le premier pas en tant que créateur indépendant est franchi avec une série de pots en feutre, latex et bois. « J’ai envoyé les photos à Li Edelkoort, qui les a fait paraître dans sa revue Bloom. Suite à cette parution en 2001, une acheteuse du magasin Takashimaya a repéré mon travail et l’a exposé à New-York en 2002. Cela m’a motivé pour me lancer dans l’aventure avec une première participation au salon Maison & Objet à Paris. »
3. Des stocks de textiles sont mis en scène dans la boutique de la rue Charlot. « Cette immersion dans la matière est stimulante. Les matières sont importantes, c’est l’essence même du produit. Nous travaillons à partir de formes basiques ; c’est la matière qui fait évoluer nos modèles. »
4. Les Puces et les surplus militaires sont les principales sources d’approvisionnement des deux créateurs. « Nous y trouvons ces belles toiles super raides au tissage serré utilisées à l’origine pour les tentes ou les paquetages. Elles ont une qualité et un aspect inimitables. Sur ce tissu, il y a un vécu que nous cherchons à valoriser par des effets patchwork, des sérigraphies, des sur-teintures. »
5. Dans l’atelier de la rue Charlot, Yves Andrieux prépare les pièces de tissu. C’est un processus long et complexe qui passe par un travail de reprise, de cadrage, de teinture avant que le sac de paquetage ne soit ouvert, puis séché. « Nos pièces sont façonnées chez des artisans parisiens et le travail de finition est réalisé par nous. Nos clients sont sensibles à l’esprit crafty du produit. »
6. « Nos façonniers ont dû s’adapter à ces matières fatiguées, assouplies par de nombreux lavages. Habitués à travailler des matières plus nobles, ils les considéraient au départ comme des sous-matières. »
7. « La création, c’est avoir la liberté de faire ce qu’on veut en dehors des tendances. Nous sommes autonomes, nous nous laissons porter par nos envies en fonction des matières rencontrées. » La toile militaire est devenue leur marque de fabrique, mais il y a aussi les imprimés des années 50, les dentelles anciennes…







1. La rencontre avec Yves Andrieux date de 1997 alors que tous deux sont employés dans le même bureau de style parisien. Le travail de définition des collections pour des grandes marques ne leur a pas convenu. « Le métier avec l’industrie de la mode devenait trop désincarné… Nous avions envie de plonger les mains dans le tissu et créer par nous-mêmes. »
2. Vincent et Yves installent leur atelier en 2001, rue Debelleyme dans le Marais à Paris. La première personne à pousser la porte est Sylvie Yeu, la rédactrice en chef du journal Dépêche Mode qui organise à la suite une série de mode avec les vêtements de Vincent. « Cette première parution nous a amené notre premier client japonais, la boutique Isetan à Tokyo. »
3. Travailler ensemble n’induit pas une création commune. « Même si nous travaillons le même matériau - la toile militaire -, nous n’avons pas cherché à unifier notre style. On ne s’influence pas, par contre on se conseille mutuellement. Quand l’un agit, l’autre réagit. »
4. Depuis leur déménagement au 55 rue Charlot, Vincent Jalbert et Yves Andrieux bénéficient d’un espace plus grand qui associe galerie et atelier. « Limiter les intermédiaires entre nous et le client final était notre objectif de départ. Nous sommes face au client au moment de l’essayage. Cela permet de nous ajuster aux demandes et de mesurer les réactions vis-à-vis de nos créations. »
5. « Mes vêtements font référence à des silhouettes types comme la veste redingote, ou la jupe à volume. La toile militaire et son côté brut contrebalancent l’effet costume de ces silhouettes sophistiquées. »
6. « Nous fabriquons « local » car faire réaliser un produit à l’autre bout du monde est un non-sens. » Vincent Jalbert et Yves Andrieux font fabriquer à Paris par souci de préservation de l’artisanat de proximité. C’est un gage de qualité.
7. « Vintage est un mot galvaudé. Nous n’avons jamais cherché à épouser cette tendance. » Vincent au même titre qu’Yves est davantage dans une logique de récupération. La matière récupérée - une belle toile militaire - lui impose ces formes héritées du costume.